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Cowboy on computer

Bonne lecture...!!!

 

8486459-une-illustration-en-noir-et-blanc-d-39-une-main-humaine-laissee-a-la-pointer-du-doigt-ou-de-gestes-a.jpg COUNTRY WEB Bulletin - Novembre/Décembre 2018COUNTRY WEB Bulletin - Novembre/Décembre 2018

 

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EXTRAIT !!!! A lire absolument !!!

BILLET D’HUMEUR !  par Jacques  Dufour

 

OU SONT LES AMATEURS DE COUNTRY ?


Un fait d’actualité m’interpelle ce début du mois de mars : une association de danse country du Nord Isère près de Lyon a été contrainte d’annuler sa soirée quelques jours seulement avant la date, faute de réservations. Le hic est que c’est une formation en provenance d’une autre ré-gion qui devait l’animer. Imaginez le désarroi des organisateurs et la désillusion de l’orchestre quand on sait que les contrats sont de plus en plus difficiles à décrocher vue la concurrence des soirées CDs qui elles marchent très bien.
Il y a quelques années on comptait plus d’une demi-douzaine de soirées-concerts dans l’Est Lyonnais chaque hiver et on aurait même cherché à pousser les murs. Au cours des années 2010 les organisateurs se sont lassés de mettre en place ces soirées pour diverses raisons : manque de concours des bénévoles, pertes financières, mais surtout, et c’est sans doute le plus désolant, le manque de soutien des danseurs et des amateurs de country.
Certes, on se doutait bien que l’époque faste des années 2000 qui a vue l’explosion de la fièvre de la line-dance et l’éclosion d’associations country dans le moindre village n’allait pas durer autant que les impôts. On savait bien que tous ces nouveaux adeptes habillés « country » n’étaient pas devenus subitement des adorateurs de Johnny Cash. J’ai même rencontré dans une soirée locale mon ancien boucher retraité coiffé d’un stetson : si je lui avais parlé d’Alan Jackson il aurait affiché la même incrédulité que si j’avais raconté la vie de Jules César à un Papou.
Bref, en 2018, sans vouloir paraître trop pessimiste, il faut se rendre à l’évidence que les plus jeunes se sont tournés vers la zumba ou autre activité de remise en forme prônée par les magazines féminins. On passe très vite d’une mode à une autre. Restent les plus « anciens » pour qui la danse country est un loisir comme un autre, convivial et délassant, mais qui ne s’aventurent jamais dans les organisations étrangères à leur association. La survie des con-certs country ou des festivals ne repose donc pas sur cette clientèle, vous l’aurez compris.
Mais je pose la question : où est le public country ? Ou plutôt qu’est-il devenu ? Car enfin les festivals sont nés bien avant la vague de la danse country. Bill Monroe était bien présent à Dore l’Eglise en 1992 et il n’a pas sorti sa mandoline pour jouer pour les danseurs. Du reste c’est suite à une demande de ces derniers que les organisateurs de Craponne sur Arzon plus tard ont aménagé un plancher à quelques mètres de la scène. Entre temps les amateurs de country avaient pu applaudir Alison Krauss, Steve Earle, Kathy Mattea ou Steve Wariner.
Le numéro de l’été 2008 du CWB présentait deux pages bien garnies de festivals country sur le sol français même si la plupart présentaient essentiellement des groupes français ou européens.
Dix ans plus tard, seul Equiblues en Ardèche nous présente son lot d’artistes Américains, majo-ritairement Texans, sur plusieurs jours. Signalons qu’une partie du public est là pour le rodéo. Ne restent plus qu’Evreux en Normandie pour offrir des têtes d’affiches comme le regretté Daryle Singletary et le Cowboy Barn près d’Annecy avec au programme ce printemps John Arthur Martinez. Pardon si j’en oublie.
Et je n’ose plus citer Craponne sur Arzon qui se voit contraint de s’ouvrir dès cette année au rock et de supprimer le mot « country » de son appellation. Pourtant le CRV a fait un carton l’an dernier avec Emmylou Harris. Apparemment pas suffisant.
Désolé mais les organisateurs français n’ont pas les moyens financiers pour engager Alan Jackson ou Shania Twain afin de faire lever les amateurs de country de leur canapé…
Pourtant tous ceux qui osent encore se déplacer sont unanimes pour affirmer avoir fait d’excellentes découvertes malgré des noms pas forcément connus de tous.
Alors qu’en déduire ? Que le public country a pris un coup de vieux ? Les festivals rockabilly fleuris-sent un peu partout et ont même rajeuni leur public.
Ecouter ses disques à la maison c’est bien, mais l’ambiance d’un concert, c’est quand même autre chose. Sortir du cadre douillet de son appartement le temps d’une soirée pour encourager des gens qui se bougent pour que la musique ne meure pas, c’est si difficile ? Il est encore temps de réagir avant que ne s’éteignent définitivement les néons annonçant « live music ».

 

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Date de dernière mise à jour : 03/11/2018